Mardi 20 novembre 2007

Parmi les vertus qui constituent la parure du musulman, on compte la Patience et l'Endurance à supporter les incommodités des autres pour l'amour de Dieu.

La patience est la contrainte de l'âme à accepter ce qui lui répugne et à supporter avec stoïcisme, le mal qui l'atteint.

Le musulman se contraint à accomplir les actes de dévotion qui le rebutent. Il s'y résigne fermement. Il se retient de commettre des péchés ou de les aborder, si ardent soit son désir de les commettre.

  La patience du musulman

Dans les épreuves, il se contient sans s'alarmer ni s'irriter, car, disent les philosophes, s'alarmer pour un mal déjà passé est une calamité et le faire pour une future probabilité, est une absurdité. S'emporter contre l'arrêt divin est une injure à Dieu, L'UNIQUE et le TOUT-PUISSANT.

Dans les épreuves, le musulman est réconforté par le souvenir de Dieu et de la grande récompense accordée en prix à la dévotion.

Il est stimulé aussi par la crainte des menaces terribles lancées contre ceux que Dieu déteste et qui Lui désobéissent. Il a présent à l'esprit également, que rien n'arrête le cours des desseins divins, que ses décrets sont équitables et irrévocables, que l'on se montre résigné ou non. Il sait que sa résignation lui procure récompense et que son emportement n'engendre que péchés. La résignation est une vertu qu'on peut acquérir à force d'entraînement. Mais le musulman qui a besoin de son Dieu, l'implore de la lui accorder et essaie de la raffermir en lui en se souvenant des exhortations et des promesses de récompenses faites aux gens stoïques, tels que ces versets :

Croyants! Soyez constants.
Rivalisez de constance !
Soyez fermes et craignez Dieu.
Ainsi atteindriez-vous à la félicité.
(Coran, S. 3 - La Famille d'Omran, v. 200)

Que la patience et la prière soient pour vous un réconfort.
(Coran, S. 2 - La Vache, v. 45)

Soit patient! Dieu t'y aidera.
(Coran, S. 16 - L'Abeille, v. 127)

Endure patiemment ce qui peut t'atteindre.
Tout cela est le propre d'une âme résolue.
(Coran, S. 31 - Loqman, v. 17)

Annonce une heureuse issue aux patients,
à ceux qui, frappés d'un malheur disent :
« Nous appartenons à Dieu et à Lui nous ferons retour ! ».
Ceux là, auront pour lot miséricorde et bénédiction de leur Seigneur.
Ils auront suivi le droit chemin.
(Coran, S. 2 - La Vache, v. 156)

Ceux qui auront persévéré dans notre voie
seront rémunérés compte tenu de leurs meilleures actions.
(Coran, S. 16 - L'Abeille, v. 96)

Nous avons fait d'eux, des chefs qui guidaient les homme selon nos ordres,
cela pour avoir su persévérer dans notre voie
et avoir cru fermement en nos signes.
(Coran, S. 32 - L'Adoration, v. 24)

Ceux qui sont constants,
seront dignement rémunérés au-delà de toute mesure !
(Coran, S. 39 - Les Groupes, v. 10)

Le Prophète Mohammad "Sur lui la bénédiction et la paix", dit aussi :
La patience est une lumière ! (Un guide éclairé). (source : Moslim)

Celui qui veut être chaste, Dieu l'aidera.
Celui qui cherche à se passer de ce que possèdent les autres, Dieu l'enrichira.
Celui qui veut être patient Dieu viendra à son secours, Aucun n'a eu un don plus fécond que la patience.
(source : Boukhari)

C'est merveilleux ! Tout ce qui arrive au croyant, lui est favorable, Aucun autre n'a ce privilège :
S'il est heureux, il remercie Dieu et c'est bien pour lui;
s'il est malheureux, il se résigne et c'est bénéfique pour lui.
(source : Moslim)

"[...] S'il est heureux, il remercie Dieu et c'est bien pour lui; s'il est malheureux, il se résigne et c'est bénéfique pour lui [...]."
Une fille du Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" lui dépêcha une personne pour le prier de venir voir son enfant agonisant. Le Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" lui envoya dire :

Donne-lui le bonjour et dis-lui : Tout appartient à Dieu, ce qu'Il donne et ce qu'Il reprend.
Pour toute chose est fixé un terme. Qu'elle se résigne et en demande à Dieu la récompense.
(Boukhari)
Note : la mère croyait que la présence du Prophète aurait soulagé l'enfant, autrement le Prophète ne refuse rien quand on le sollicite pour tout ce qui est dans ses possibilités.

Dans un hadith à thème divin, ALLAH dit :
Quand je frappe mon serviteur de cécité et qu'il se soumet a mon arrêt, je lui accorde en échange le Paradis ! (source : Boukhari)
Quand Dieu veut du bien à quelqu'un, Il l'éprouve. (source : Boukhari)

La valeur de la rétribution est proportionnelle à l'épreuve. Quand Dieu veut du bien à des gen, Il les met à l'épreuve. Celui qui se résigne aura la satisfaction du Seigneur, mais celui qui s'emporte encourt Sa colère.

L'adversité ne cesse de s'abattre sur le croyant : atteignant sa personne, ses enfants et ses biens, si bien qu'il comparaîtra devant Dieu sans aucun péché.

  L'endurance du musulman

Quant à supporter le mal, c'est aussi de la résignation mais plus pénible à supporter. C'est le symbole des véridiques et des saints. Son sens réel, c'est être persécuté pour la cause de Dieu et supporter la souffrance sans rendre le mal pour le mal, sans se venger ni se soucier de sa personne tant que cela est fait pour l'amour de Dieu et en quête de Son contentement.

"[...] supporter la souffrance sans rendre le mal pour le mal, sans se venger [...]."
"[...] Rares sont (les Prophètes) qui [...] n'ont pas été malmenés et persécutés [...]"

Dans cette endurance, il a en vue comme exemple les Prophètes et les vertueux. Rares sont ceux qui parmi eux, n'ont pas été Malmenés et Persécutés pour la cause de Dieu.

Ben Messaoud disait :
J'ai toujours présent devant moi ce spectacle poignant, celui du prophète Mohammed "Sur lui la bénédiction et la paix", à l'instar des anciens Messagers, battu par son Peuple, ensanglanté, essuyant le sang sur son visage en disant :
Seigneur ! Pardonne à mon peuple, car il agit par ignorance. (source : Boukhari et Muslim).
Ce n'est là qu'un exemple de l'endurance du Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix". En voici encore un autre :
Un jour il distribua des biens. Un bédouin dit : « Ce partage est inéquitable ! » Cette critique parvint jusqu'au Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix". Son visage s'empourpra, mais il finit par dire :

Que Dieu fasse miséricorde à mon frère Moïse !
Il fût tout autrement offensé, mais il se montra plus endurant !
(source : Boukhari et Muslim)

Khabab raconte ce qui suit :

Nous nous sommes plaints au Prophète. Il était accoudé à l'ombre de la Kaaba [...]. Nous lui dîmes : N'implores-tu pas Dieu pour nous faire triompher de nos persécuteurs, ne Le prie-tu pas pour nous ?

Il nous répondit :

Auparavant, on prenait l'homme, on lui creusait une fosse on l'y mettait, puis, au moyen d'une scie placée sur la tête, on le coupait en deux. Avec des peignes en fer on lui arrachait la chair à même les os. Tout cela ne lui faisait pas renier sa foi. (source : Boukhari)

Le CORAN nous a rapporté les récits des prophètes et leurs réponses aux peuples qui les tourmentaient, on y lit :

Comment ne pas nous remettre à Dieu,
Lui qui nous a guidés vers des voies sûres pour notre salut ?
Aussi sommes-nous fermement résolus à supporter vos outrages.
Dieu est le meilleur soutien de ceux qui se fient à Lui.
(Coran, S.14- Abraham, v.12)

Jésus "Sur lui la bénédiction et la paix", fils de Marie, ne cessait de dire aux fils d'Israël :

Avant moi on vous a dit : Usez de la loi du talion : dent pour dent, nez pour nez...
Mais moi je vous dis : Ne rendez jamais le mal pour le mal.
Celui qui te donne un soufflet sur la joue droite présente lui ta joue gauche,
celui qui te confisque ton manteau remets-lui ton habit.(Ghazali : El-lh'ia)

Les compagnons du Prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" disaient :
Nous n'estimions pas complète la foi de l'homme, tant qu'il ne faisait pas preuve d'endurance dans l'adversité.

Guidé par ces exemples vivants de patience et d'endurance, le musulman est toujours patient et endurant, espérant la récompense divine : il ne se plaint pas, ne s'emporte pas, ne riposte pas au mal par le mal, mais il le repousse par la bonté, il excuse, endure et pardonne.

Dieu dit :

Celui qui est patient et sait pardonner témoigne d'une heureuse maîtrise de lui-même.
(Coran, S. 42- La Délibération, v. 43)

par Frere musulman publié dans : Les preuves et principes de l'Islam
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Mardi 20 novembre 2007
Ce qui fonde l'attitude du croyant

le musulman est convaincu des droits des parents sur leur enfant. Ce dernier leur doit égards, obéissance et bonté. Non parce qu'ils lui ont donné le jour, ou en contrepartie des bienfaits reçus, mais parce que Dieu le Très Haut a prescrit de leur obéir et de les bien traiter. Il a rendu solidaire leur obéissance et son propre droit a être adoré seul et sans associé.

"[...] Dieu a prescrit de leur obéir et de les bien traiter."
Il dit:

Ton Seigneur a ordonné de n'adorer que Lui.
Il a prescrit d'être bon envers ses père et mère.
Soit que l'un d'eux ait atteint la vieillesse, ou que tous deux y soient parvenus, étant à ta charge,
garde-toi de marquer la moindre répulsion à leur égard ou de leur manquer de respect.
Parle-leur toujours affectueusement.
Fais preuve, à leur égard, d'humilité pour leur témoigner ta tendresse
et dis: Seigneur ! Aie pitié d'eux comme ils l'ont été pour moi, lorsqu'ils m'élevèrent tout petit.

(Coran, Sourate 17 - Le Voyage Nocturne, verset 23)


Il dit également :

Nous avons expressément recommandé à l'homme ses père et mère;
sa mère s'étant doublement exténuée,
le portant puis le mettant au monde;
Son sevrage n'ayant lieu qu'au bout de deux ans.
Sois reconnaissant, lui fut-il prescrit, autant envers Moi qu'envers tes père et mère. C'est vers Moi que vous serez ramenés.

(Coran, Sourate 31 - Loqman, verset 14)

  L'attitude du croyant envers ses parents

Un homme demande au Prophète Mohammed ("Sur lui la bénédiction et la paix") :
  • "qui dois-je mieux traiter ?"
    Le Prophète lui répondit : "C'est ta mère !"
    "Et ensuite ?", dit l'homme.
    "C'est ta mère" fit le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix")
    "Et puis ?", dit l'homme.
    "C'est ta mère", répondit le Prophète
    "Et ensuite ?", continua l'homme.
    "C'est ton père", finit par dire le Messager de Dieu.
Le Prophète dit aussi :
  • "Dieu vous interdit de désobéir à vos mères, de demander aux gens, ce que vous refusez de leur donner, d'enterrer les filles vivantes, de rapporter toutes sortes de propos, de poser trop de questions et de dilapider votre fortune."
  • "Voulez-vous que je vous indique les plus graves péchés ?" dit le Prophète.
    "Volontiers", dirent les compagnons :
    "C'est attribuer un associé à Allah et désobéir à ses parents", dit le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix").
    Comme il était accoudé il se redressa subitement et ajouta : "Gare au faux témoignage ! Gare au faux témoignage !... ...", et il le répéta tellement qu'Abou Bakr s'écria « Plût à Dieu qu'il se tût ! »
  • "Aucun enfant ne peut rendre la pareille à ses parents à moins qu'il ne les retrouve en état d'esclavage et qu'il ne les rachète pour les affranchir."
  • "J'ai demandé au Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix")", dit Abdallah ben Messaoud, "quelle est l'oeuvre la plus méritoire aux yeux de Dieu ?"
    "C'est le bon comportement envers le père et la mère", dit-il.
    "Et après ?", dit Abdallah.
    "La guerre sainte", dit le prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix").
    A ce moment, un homme vint lui demander la permission de s'enrôler dans la guerre sainte.
    "Tes parents sont-ils vivants ?" lui demanda-t-il
    "Oui !", répondit l'homme.
    "Alors l'effort que tu vas fournir à la guerre, réserve-le pour eux", dit le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix").
Après la mort des parents :
Un « Ançarite » vint trouver le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") et lui dit :
  • "Après la mort de mes parents, suis-je encore redevable envers eux ?"
    "Oui", dit le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"), et il ajouta :
    "il te reste quatre devoirs à accomplir : prier pour eux, demander à Dieu de leur pardonner, accomplir leurs engagements et bien traiter leurs amis et les parents de leur lignée. Voilà ce qui te reste à faire après leur mort."

Il dit encore :

  • "Le meilleur acte qu'un fils puisse réaliser, pour plaire à son père après sa mort, est de continuer à être en bonne relation avec les amis de son père !"

Ces droits étant reconnus par le fils et accomplis dans le but de plaire à Dieu, le musulman doit encore obéir aux ordres de ses parents et s'abstenir de faire ce qui leur déplait.

  La limite de l'obéissance aux parents

Cette obéissance n'est autorisée que si elle n'est pas en contradiction avec la loi de Dieu. Dans ce cas aucune obéissance n'est admise à qui que ce soit.

Dieu dit :

Si tes Parents te contraignent à m'associer ce dont tu n'as nulle connaissance, alors ne leur obéis pas. Veille pourtant, à observer avec eux, ici-bas, des rapports convenables.

(Coran, sourate 31 - Loqman, verset 15)
Le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") dit aussi :
  • "L'obéissance n'est admise qu'en ce qui est convenable."
  • "Point d'obéissance quand il y a offense à Dieu."
  Les bienfaits du croyant envers ses parents

  • Il faut témoigner du respect et de la considération à ses parents, s'humilier devant eux , leur adresser de douces paroles, les bien traiter, ne jamais les rudoyer, ni leur préférer ni épouse ni enfant, ne pas les appeler par leur noms, mais plutôt par « père » et « mère », ne point entreprendre de voyage sans leur consentement.
  • Leur procurer toutes sortes de biens possibles, tels que nourriture, vêtements, soins médicaux.
  • Les protéger contre tout mal et se sacrifier pour eux.
  • Avoir bon rapport avec les parents de leur lignée, prier pour eux, demander à Dieu de leur pardonner, exécuter leurs engagements et honorer leurs amis.
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par Frere musulman publié dans : La famille
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Mardi 20 novembre 2007

Une fois l'origine divine du Coran établie pour quelqu'un, la question à laquelle il sera inévitablement confronté est la suivante :

"Comment dois-je agir envers la Parole de Dieu ? et quel comportement dois-je avoir à son égard ?"
 1. Croire en son contenu (informations et enseignements

Adhérer intellectuellement aux enseignements et injonctions coraniques est le premier réflexe que doit avoir le musulman.
Ibnou Mass'oud dit : " Lorsque tu entends Dieu dire : " O vous qui croyez ", prête-lui toute ton attention, car c'est un bien auquel on t'invite, ou un mal contre lequel on te met en garde ".

Quelles que soient les situations, un musulman ne peut douter, hésiter ni remettre en question un propos quelconque du Coran. Face à une information qui lui paraîtrait intellectuellement inaccessible, par exemple, il se remettra lui même en question, mais pas le Coran. Il n'osera aucunement juger la Parole de Dieu. Ni comparer sa science à la Sienne. En tout cas c'est l'attitude qu'on a tous tendance à avoir devant un technicien dont on connaît la compétence. Nous ajoutons -généralement- foi à son analyse même si on ne peut pas la vérifier (par méconnaissance du domaine, etc.) ni même la saisir dans toutes ses subtilités.

"[...] (cela) ne veut aucunement dire renoncer à toute réflexion sur le Coran."

D'autre part cette adhésion doit être toujours la même quelque soit le domaine que le Coran aborde. Sans distinction. On ne peut considérer ses propos sur le comportement social (relation entre homme et femme, comment gérer son argent, etc.) comme des positions décalées par rapport à notre époque moderne, tout en admettant son appel à la prière ou au jeûne du Ramadan. Dieu (le très haut) n'a-t-Il pas reproché lui même dans le Coran cette attitude ?

 2. Méditer sur le Coran

"La foi, au regard de l'Islam, n'est pas l'ennemi de la raison."

Insister sur le fait de croire aux données coraniques sans condition, ne veut aucunement dire renoncer à toute réflexion sur le Coran. La foi, au regard de l'islam, n'est pas l'ennemi de la raison. Elle est son complément. Ce sont les deux yeux qui permettent à l'homme de voir, les deux mains qui lui permettent d'agir, ou les deux pieds qui lui permettent de marcher. Avec l'une des deux sans l'autre on est borgne ou handicapé.

C'est le Coran lui même qui nous invite à la réflexion d'une manière générale et à la méditation sur le Coran en particulier (Coran 38 / 29)

Le rôle de la foi dans cette réflexion c'est de l'encadrer, de l'orienter et lui éviter de s'engager dans des voies sans issue. Elle la sert. Jamais elle ne l'étouffe.

Quant à la méditation à laquelle le Coran nous invite, et afin d'être fructueuse, elle doit tenir compte d'un certain nombre de règles d'ordre méthodologique.

 3. Mettre en application ses commandements

Le but du Coran est non seulement de nourrir nos besoins spirituels et intellectuels, mais aussi de guider, concrètement, nos pas dans cette vie. Ce ne sont pas quelques règles éparses qui nous sont communiquées dans le Coran. C'est tout un mode de vie qui y est exposé. De là, Dieu ne se contente pas de notre part qu'on y croit théoriquement, sans donner suite à notre adhésion et notre foi.

Ceci est certes évident. Mais c'est ce qui ressort également de l'étude de l'attitude qu'avait les compagnons devant la Parole de Dieu. En voici un exemple :

"Abu Talhâ fut l'un des plus grands propriétaires de palmiers de Médine. Parmi ses palmerais, il y en avait une qu'il préférait le plus. Elle était du nom de -Bayruha-, et était située en face de la mosquée. Le Messager de Dieu ("Sur lui la bénédiction et la paix") avait l'habitude de venir boire de l'eau douce qui s'y trouvait. Quand fut révélé le verset où il est dit (Vous n'atteindrez la (vraie) piété que si vous faites largesses de ce que vous chérissez) Abu Talhâ vint trouver le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") et dit : " O Messager de Dieu ! Dieu (qu'Il soit Exalté) dit :(Vous n'atteindrez la (vraie) piété que si vous faites largesse de ce que vous chérissez). Mon bien qui est le plus cher est -Bayruha- et je la donne en aumône dans le sentier de Dieu, dans l'espoir d'en obtenir la récompense auprès de Dieu le Très-Haut. Fais-en donc, ô Messager de Dieu ce que Dieu te demande d'en faire ". Le Messager de Dieu ("Sur lui la bénédiction et la paix") dit : " Félicitations ! c'est un commerce fructueux ! " (Source : Boukhari et Muslim)

Quand ce verset fut révélé : " Quiconque prête à Dieu de bonne grâce, Il le lui rendra multiplié plusieurs fois ". (Cor. 2/ 245) Abou ad-Dahdah s'écria : " O Envoyé de Dieu, Dieu à Lui la puissance et la gloire veut qu'on lui prête ?"

- Oui, Abou ad-Dahdah, répondit-il.

- Abou ad-Dahdah répliqua "donne moi ta main ô Envoyé de Dieu." Après qu'il l'ait prise, il dit : "je fais à mon Dieu un prêt de mon jardin", à savoir que ce jardin renfermait 600 dattiers et où sa femme Oum ad-Dahdah se trouvait avec ses enfants. Abou ad-Dahdah se rendit chez lui, appela sa femme et lui dit : "Quitte ce jardin car j'en ai fais un prêt à Dieu" (Source : Ibn abî Hâtim)

 4. Réciter le Coran et le mémoriser

Le Coran se présente au musulman en tant que " Rappel " (Coran 76 / 29) de la part de son Seigneur. Afin que ce rappel ne tombe pas lui même dans l'oubli, le musulman est invité à nouer une relation particulièrement étroite avec le Coran, qui va de la lecture à la mémorisation par coeur.

Cette récitation est profitable au musulman à plus d'un égard.

Voici ce qu'en dit le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") :

Abû Umâma a entendu ces propos de l'Envoyé de Dieu ("Sur lui la bénédiction et la paix")
" Récitez donc le Coran, car au jour du jugement il viendra intercéder en faveur de ceux qui ont l'habitude de le réciter " (Source : Muslim)

Al-Barâ' ibn 'Azib rapporte : " Un homme récitait la sourate -La Caverne -, son cheval était près de lui, attaché par deux longes. C'est alors qu'un nuage le recouvrit de son ombre et se mit à se rapprocher faisant fuir le cheval. Au matin, l'homme alla trouver le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") et lui fit part de la chose : " C'est la grande paix qui est descendue à la lecture du Coran " (Source : Boukhari et Muslim)

Abou Moussa al-Ach'ari rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu ("Sur lui la bénédiction et la paix") :

" Le croyant qui récite le Coran est comparable à un citron. Son odeur est agréable de même que son goût. Le croyant qui ne récite pas le Coran est comparable à une datte, qui est sans odeur mais dont le goût est sucré. L'hypocrite qui récite le Coran est comparable au basilic dont le parfum est agréable mais dont le goût est amer. Quand à l'hypocrite qui ne récite pas le Coran il est comparable à la coloquinte qui est inodore et dont le goût est amer " (Source : Boukhari et Muslim)

" Celui qui lit chaque jour (litt : en un jour et une nuit, régulièrement) cinquante versets [du Coran] ne sera pas compté parmi les insouciants [au jour du jugement]. Celui qui en lit cent sera compté au nombre des gens pieux. Celui qui en lit deux cents, ne se verra adresser aucun reproche par le Coran au jour de la résurrection. Et celui qui en lit cinq cents, se verra accorder un quintal en guise de rétribution " (Source : ibn as-Sounni)

L'habitude des compagnons et tous et tous les saints prédécesseurs étaient de s'imposer un programme de récitation quotidienne. " Certains lisaient le Coran en entier tous les deux mois (dix pages en moyenne par jour environ), d'autres tous les mois, d'autres encore, tous les dix, huit, ou sept jours ; telles étaient les pratiques les plus répandues chez nos pieux ancêtres "

Par ailleurs, le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") n'a cessé d'inciter les compagnons à lire certaines sourates particulières :
La sourate 112, (al-ikhlâç).
  • Un jour l'Envoyé de Dieu dit à ses compagnons : " Etes-vous capables de lire le tiers du Coran en une nuit ? " Cela leur parut difficile et ils lui demandèrent : " Lequel d'entre nous est capable de cela ô Envoyé de Dieu ? " Il répondit : "Dis : Dieu est un, Dieu est le Seul qui Se suffise à Lui-même dans Son absolue Plénitude (Al-Samad) " équivaut à un tiers du Coran " (Source : Boukhari)
  • Une autre fois il leur dit " Quiconque récite Qol houa Allahou ahad (c'est à dire la sourate 112) dix fois, Dieu lui accorde pour cela une maison au Paradis" (Source : Ahmed)
La sourate 67 - al mulk (Le royaume)

" Une des sourates du Coran, composée de trente versets, intercédera pour celui qui la récite régulièrement jusqu'à ce qu'il lui soit pardonné : Béni soit Celui qui tient en Sa Main le Royaume. (Coran 67, 1) (Source : Abou Daoud, Tirmidhi)

La sourate 2- al-baqarah (la vache)
" Ne faites pas des tombeaux de vos demeures. Certes le diable fuit la maison dans laquelle on récite la sourate - la Vache-"(Source : Muslim)
Le verset du trône (Cor. 2 / 255) (âyatou-l-kourssy)
  • Ubay ibn Ka'b rapporte ces propos (que lui adressa) l'Envoyé de Dieu ("Sur lui la bénédiction et la paix") : " Abû al-Mundhir, sais-tu quel est le verset du Coran que tu as retenu et qui est le plus sublime ? " Je lui répondis : Dieu, il n'y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Soi-même. (Coran 2 , 255) " Il me frappa alors la poitrine et me dit : "Que la science te comble Abû al-Mundhir" (Source : Muslim)
  • " Quiconque récite le verset du trône après chaque prière obligatoire, ne sera retenu d'aller au Paradis que par la mort " (an-Nassâ i)
La sourate al-kahf (la caverne)

" Quiconque récite la sourate (al-kahf) le jour du vendredi, se verra accorder une lumière qui l'éclairera jusqu'au vendredi suivant " (al-Hâkim)

Et, si " Celui qui excelle dans la récitation du Coran sera réuni avec des anges nobles et vertueux" -comme disait le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") "celui qui malgré ses difficultés, le récite en ânonnant aura une double récompense " (Source : Boukhari et Muslim)
Quant à la mémorisation par coeur, voici comment le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") exhortait-il ses compagnons, en la matière :
" Le meilleur d'entre vous est celui qui a appris le Coran et l'a enseigné " (Source : Boukhari et Muslim)
" Celui dont la poitrine ne contient point de Coran est comparable à une maison en ruine " (Source : Tirmidhi)
" O Abou Dharr ! Saches qu'aller apprendre un verset du Coran est meilleur pour toi que de prier cent rakaâ " (Source : Ibnou Majah)
par Frere musulman publié dans : Les preuves et principes de l'Islam
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Samedi 30 juin 2007
Comme message et principe communs à toutes les communautés de tous les Prophètes de DIEU, depuis Adam jusqu'à Mouhammad - en passant par Abraham, Moïse, Jésus et les autres prophètquran.jpges - , l'Islâm veut dire :

" N'ADORER QUE DIEU SEUL, SANS RIEN LUI ASSOCIER ET CROIRE AU PROPHETE DU TEMPS "

Dans la langue arabe, le mot Islâm signifie la soumission. C'est pourquoi on entend dire ça et là que les Musulmans sont soumis. Non pas qu'ils soient plongés dans une léthargie ou qu'ils se trouvent dans un immobilisme tel qu'ils ne savent pas laisser le passage à une voiture qui fonce sur eux. Ce n'est pas le cas. Au contraire, nous faisons les causes tout en sachant que c'est DIEU qui Crée les choses.

Mais du point de vue de la Religion, cette soumission est spéciale dans la mesure où elle consiste, au minimum, à prononcer un certain témoignage dans lequel on atteste (par la bouche) qu'il n'y a de dieu que DIEU (ALLÂH) et que le Prophète du temps est Son Prophète. Et le Prophète du dernier temps c'est Mouhammad .

Bien entendu, ceci avec une conviction intime. D'où la nécessité de connaître le sens véritable du témoignage :

" Il n'y a pas d'autre dieu que DIEU et Mouhammad est Son Prophète", qui signifie :


1. Je déclare par la langue et je crois dans mon coeur que rien ne mérite la Divinité sinon que DIEU. Qui est DIEU ? C'est l'Unique Créateur des cieux, de la terre et de tout l'Univers. Ce qui exclut l'adoration pour qui que ce soit d'autre, fut-il un Prophète, un Ange ou tout autre créature. En revanche, nous respectons et honorons tous ceux que DIEU a honorés, tels que les Prophètes (Mouhammad, Jésus, Moïse, Abraham, etc.) les Anges, les saints (telle Marie la mère de Jésus) etc.

2. Je déclare et je reconnais que Mouhammad est le Prophète-Messager de DIEU, envoyé à tout le monde; qu'il est véridique dans tout ce qu'il a énoncé et annoncé de la part de DIEU, afin de croire à
sa charte (loi).

Comme vous pouvez le constater, dans cet ensemble de formulations se trouvent réunies 3 affirmations :

1) Nier la Divinité pour tout autre que DIEU.

2) Affirmer que Seul DIEU mérite la Divinité.

3) Reconnaître, sans réserve aucune, que Mouhammad est Prophète de DIEU.

Ce double témoignage de la bonne foi, avec ce qu'il renferme comme signification, doit être le reflet d'une conviction intime. De ce fait, il traduit l'adhésion de la raison et du coeur à la certitude de l'Existence et de l'Unicité de DIEU.

Ainsi par l'adoration, il s'agit de se faire humble, en s'humiliant volontairement, de façon absolue, à DIEU et à DIEU Seul.

De même que la repentance d'un péché ne se fait qu'à DIEU et à DIEU Seul, le Parfait, et non pas à un mortel comme nous, parfois capable du pire des abominations.

Ensemble ces deux témoignages constituent la moindre des choses avec laquelle on se préserve du châtiment éternel de l'Enfer. C'est dire que la croyance en Dieu ne va pas sans la croyance au Prophète Mouhammad.
par Frere musulman publié dans : Les preuves et principes de l'Islam
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Vendredi 29 juin 2007
« Assalamu Alaikum »

(Que la Paix soit sur vous)

Ce salut représente l'effort sincère d'un fidèle

à propager l'amour et la tolérance parmi tous les peuples,

quels que soient leur langue, leur croyance ou leur système social.

Je voudrais d'abord commencer par dissiper quelques unes des conceptions erronées qui ont assombri la compréhension de beaucoup de Chrétiens et d'Occidentaux à l'égard de l'Islam. Beaucoup croient que l'Islam a été répandu par l'épée, et que l'Islam est synonyme d'oppression, de coercition et de dénégation des droits et libertés fondamentaux. De plus, beaucoup de nations occidentales font de l'Islam l'équivalent de l'intolérance et de l'extrémisme. Même des penseurs non Musulmans bien éclairés, des politiciens et des membres du clergé, se sont obstinés à développer cette image négative et erronée. C'est ce stéréotype qui doit être écarté pour présenter une image claire et fidèle de l'Islam aux peuples occidentaux.

L'Islam invite tous les peuples à examiner soigneusement les tenants et aboutissants de ces conceptions erronées avant de se former une conclusion ou une image de l'Islam. Dieu dit dans le Saint Coran :

« O Croyants : si une personne mal intentionnée vient à vous avec des nouvelles, recherchez la vérité de crainte de faire stupidement du mal au peuple et de regretter ensuite avec remords ce que vous avez fait. »

T.C., Sourate 49, (Les Appartements Privés), Verset 6.

L'Islam et l'esprit de tolérance religieuse

Comme le monothéisme constitue le fondement de l'Islam, la tolérance en est une de ses caractéristiques essentielles. « Islam » signifie littéralement à la fois « soumission » à Dieu et « paix ». La tolérance religieuse a toujours été pour l'Islam une loi de vie nécessaire qui ne peut être négligée sous peine de mettre la société en grand péril. Permettez-moi, mes chers frères et soeurs, de vous fournir quelques exemples de l'esprit de tolérance qui gît au fond de la foi Islamique.

D'abord l'Islam proclame de façon absolument claire que toute l'humanité ne forme qu'une seule grande famille. L'origine de tous les peuples est une, puisque tous les êtres humains ont été créés d'une seule âme. Dieu dit dans le Saint Coran :

« O humanité, vénérez votre Seigneur-Gardien Qui vous a créés d'une seule Personne, Qui a créé celle-ci d'une même nature que Lui et en formé sa compagne et de ces deux êtres a fait sortir tant d'hommes et de femmes. »

T.C., Sourate 4, (Les Femmes), Verset 1.

Comme tous les peuples font partie d'une même famille, l'Islam insiste sur la nécessité d'une égalité et d'un respect absolus entre tous les êtres humains. Ni la race, ni la couleur, ni l'ethnie, ni le privilège (si ce n'est celui de la droiture) ne peuvent être des critères de valeur en Islam. Dans le Saint Coran, Dieu s'adresse à toute l'humanité dans ces mots :

« O humanité ! Nous vous avons créés d'un seul couple, d'un homme et d'une femme, Nous vous avons répartis en nations et tribus afin que vous vous connaissiez les uns les autres (et ne vous vous méprisiez pas). En vérité, le plus digne devant Dieu est celui d'entre vous qui est le plus droit. »

T.C., Sourate 49, (Les Appartements Privés), Verset 13.

La variété et la diversité humaines sont considérées comme faisant partie de la bénédiction et de la miséricorde de Dieu. Les peuples sont invités à aller au-delà de la simple coexistence et de chercher activement à s'entendre mutuellement et de nouer des relations d'entraide réciproque. Le prophète Mouhamed pensait que tous les peuples font partie de la famille de Dieu, et Dieu aime le plus ceux qui se montrent les plus utiles aux membres de Sa famille.

En deuxième lieu : le Coran insiste sur une conception de la justice qui ne se limite pas à la race, la couleur, la croyance ou la nationalité. Dieu dit :

« Quand, entre peuples, vous prononcez un jugement, faites-le avec justice : combien, en vérité est excellent l'enseignement que Dieu vous a donné. »

T.C., Sourate 4, (Les Femmes), Verset 56.

Dieu dit encore aux croyants :

« O vous qui croyez ! Demeurez fermement fidèles à Dieu dans les témoignages que vous porterez en faveur des bonnes actions et ne permettez pas que la haine des autres vous dirige vers le mal et vous détourne de la justice. Soyez justes : la justice est proche de la piété ; et craignez Dieu. Car Dieu voit tout ce que vous faites. »

T.C., Sourate 5, (La Table), Verset 8.

En troisième lieu : l'Islam est par nature universel, embrassant tous les messages et religions antérieurs inspirés par Dieu. De même que Dieu est Un, ainsi en est-il du message essentiel de la foi qu'Il vous a envoyée par Ses prophètes et ses messagers. Le Saint Coran dit :

« La religion qu'Il a fondée pour vous est la même que celle qu'Il a prescrite à Noé -et que nous vous avons inspirée- et qui a été prescrite à Abraham, Moïse et Jésus : notamment, que vous restiez fermes dans la Religion et que vous ne vous y divisiez pas. »

T.C., Sourate 42, (La Consultation), Verset 13.

En Islam, l'unicité de Dieu implique l'unité de la vraie foi et de la vraie religion. Les messages fondamentaux que tous les prophètes ont eu mission de livrer sont éternels et universels : inviter toute l'humanité à adorer Dieu seul. Dieu dit clairement dans le Saint Coran que tous les peuples de foi, ceux qui se soumettent à Dieu et à Sa vérité, constateront l'unité de tous les messagers de Dieu et de leurs révélations respectives, et ils les admettront donc tous :

« Le Messager (Mouhamed) croit dans ce que son Seigneur lui a révélé, comme tous les hommes de foi le font. Chacun de ceux-ci croit en Dieu, Ses Livres et Ses Messagers. 'Nous n'établissons pas de distinction' (disent-ils) entre l'un ou l'autre de ses Messagers, et ils ajoutent :'Nous écoutons et nous obéissons ; nous implorons Votre pardon, Seigneur, et vers vous nous revenons tous. »

T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 285.

La tolérance religieuse fait corps avec le Saint Coran lui-même : Au cœur du Saint Coran se trouvent tous les enseignements essentiels de la Torah de Moïse et de la Bible de Jésus (y compris des miracles non cités dans le Nouveau Testament lui-même). Dieu dit du Saint Coran :

« Nous vous avons envoyé l'Ecriture de vérité, confirmant l'Ecriture qui l'a précédée et la mettant en sécurité. »

T.C., Sourate 5, (La Table), Verset 48.

Le Saint Coran contient les conseils et l'histoire de nombreux prophètes bibliques, que Dieu décrit de la manière suivante :

« Il y a, dans leur histoire, l'instruction dont (les peuples) ont besoin pour comprendre.....la confirmation (de l'Ecriture qui) vint avant elle... une explication détaillée de toutes les choses et un Guide et une Grâce pour celui qui croit. »

T.C., Sourate 12, (Joseph), Verset 111.

En quatrième lieu : l'Islam proclame qu'un lien particulier unit les Musulmans, les Juifs et les Chrétiens. Les Juifs et les Chrétiens sont nommés dans le Saint Coran comme « O Peuples du Livre », désignant par là les peuples de la Torah et de la Bible. Les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans sont considérés comme peuples d'une même famille dont les fois sont fondées sur des écritures révélées par Dieu et qui participent à une tradition prophétique commune. En particulier, le Saint Coran met l'accent sur les liens unissant les disciples de l'Islam et du Christianisme :

« ....et vous trouverez les plus disposés à aimer les Croyants parmi ceux qui disent :'Nous sommes Chrétiens'. »

T.C., Sourate 5, (La Table), Verset 82.

Dans le Saint Coran, Dieu ordonne aux Musulmans (et en fait à tous les croyants) de croire en Jésus, Moïse et tous les autres prophètes bibliques, vu que tous ont été envoyés par sa Grâce à l'humanité :

« Dites ; Nous croyons en Dieu, et à la révélation que le Seigneur a faite à Abraham, à Ismael, à Isaac, à Jacob, et aux Tribus, et à celle qu'Il a confiée à Moïse et à Jésus, et à tous les Prophètes ; nous ne faisons pas de différence ente eux et nous nous inclinons devant Dieu dans l'allégeance et la soumission. »

T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 136.

La tolérance Islamique ne se limite pas aux Peuples du Livre, mais s'étend à tous ceux qui aiment la vérité avec foi, sincérité et droiture. Dieu affirme dans le Saint Coran :

« Ceux qui croient (dans le Coran) et ceux qui observent (les Ecritures) des Juifs, des Chrétiens et des Sabéens, et ceux qui croient en Dieu, et au Jour Dernier, et ceux qui agissent avec droiture, ils recevront leur récompense de leur Seigneur, ils n'auront rien à craindre, ils ne seront pas affligés. »

T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 62.

Les croyants sincères de toutes les religions, en fait, forment une seule société d'hommes droits, et Dieu leur étend Sa grâce en complète justice :

« Aux Musulmans, hommes et femmes, aux hommes et femmes croyants, aux hommes et femmes pieux, hommes et femmes vrais, hommes et femmes patients et constants, hommes et femmes qui se font humbles, hommes et femmes charitables, hommes et femmes qui jeûnent, hommes et femmes qui se gardent chastes, et hommes et femmes qui font beaucoup pour la louange de Dieu, Dieu leur a préparé le pardon et une grande récompense. »

T.C., Sourate 33, (La Confédération), Verset 36.

En cinquième lieu : l'Islam affirme sans équivoque le droit de chaque individu à la liberté de pensée et de religion. Celui qui prend le temps de lire le Saint Coran et d'étudier la vie du Prophète Mouhamed (que la paix soit sur lui) et ses proches disciples, constatera qu'ils ont construit une société sur l'amour, l'indulgence, la justice et la fraternité. Il découvrira aussi que leur conception de l'Islam est le fruit du raisonnement, de la conviction et de la joie, non de la violence, de la contrainte ou de l'oppression. Le Saint Coran impose :

« Qu'il n'y ait pas de contrainte dans la religion, la Vérité se distingue par elle-même de l'Erreur ; celui qui rejette le mal et croit en Dieu saisit une poignée solide qui ne se brise jamais. »

T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 256.

L'Islam insiste sur le fait que tous les peuples (et pas uniquement les Musulmans) jouissent de la liberté de religion et de culte. L'Islam prend en compte tous les lieux sacrés dédiés au culte (Juifs, Chrétiens ou Islamiques) et demande aux Musulmans de défendre la liberté de culte pour tous. L'Islam désire l'établissement d'une société universelle et libre où tous puissent vivre et jouir de la liberté de religion dans la sécurité et l'égalité. Dieu dit :

« Si Dieu n'avait pas empêché les peuples de se dresser les uns contre les autres, des monastères, des églises des synagogues et des mosquées, où le nom de Dieu est abondamment célébré, se fussent certainement effondrés. »

T.C., Sourate 22, (Le Pèlerinage), Verset 40.liv-tolerance.jpg
par Frere musulman publié dans : La tolerance
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Vendredi 29 juin 2007
Les cinq piliers de l'Islam nous ont été transmis par Dieu au travers de son prophète Mouhammad Paix et Salut soient sur lui, comme 180px-Supplicating-Pilgrim-at-Masjid-Al-Haram.-Mecca--Saudi-Arabia.jpgle rapporte Ibn 'Uma (extrait du Sahih Al-Bukhari -Volume 1, Livre 2, Numéro 7-) :

Le prophète de Dieu a dit : "L'Islam est basé sur ces cinq principes :

* De témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré et que Mouhammad est le prophète de Dieu,
* D'effectuer le prière obligatoire (consciencieusement et parfaitement),
* De jeûner pendant le mois de Ramadan,
* De payer la Zakatt obligatoire (aumône),
* D'effectuer le Hajj (Pèlerinage à la Mècque)."
par Frere musulman publié dans : Les 5 piliers de l'Islam
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Vendredi 29 juin 2007
RENSEIGNEMENTS AUX PERSONNES POUR LA CONNAISSANCE DES LOIS DU JEUNE



La louange est à Allah et que l'élèvation en degrés soit accordée au Messager de Allah


Les conditions de devoir du jeûne : Le jeûne est un devoir pour chaque musulman pubère, sain d'esprit, capable de jeûner. Il n'est pas valable de la part du mécréant d'origine, ni de l'apostat et il n'est pas valable aussi d'une femme ayant les menstrues ou les lochies. Ce n'est pas un devoir pour le fou de jeûner et il n'a pas à faire le rattrapage. Ce n'est pas un devoir de l'accomplir pour le malade à qui le jeûne est nuisible.

Les obligations du jeûne sont :


* L'intention :

Il n'est pas une condition de la prononcer avec la langue. Elle est un devoir pour chaque jour de Ramadan. Elle est faite durant sa nuit et le jeûne n'est pas valable sans elle. On dit donc avec son cœur : "j'ai l'intention de jeûner le jour qui vient du mois de Ramadan".

Chez certains savants, il suffit de faire l'intention durant la nuit du premier jour de Ramadan pour tous les jours du mois. On dit avec son cœur : "j'ai l'intention de jeûner trente jours du mois de Ramadan de cette année".

Il est un devoir pour la femme qui avait les menstrues ou les lochies, et pour laquelle l'écoulement sanguin s'est arrêté la veille du jeûne, de faire l'intention de jeûner le jour suivant de Ramadan, même si elle n'a pas fait le ghousl, car la purification est une condition pour la validité de la prière et n'est pas une condition pour la validité du jeûne. Le fait de manger, de boire ou d'avoir des rapports après avoir fait l'intention et avant la levée de l'aube n'est pas préjudiciable.


* L'abstention :

c'est l'abstention de la nourriture et des boissons et d'introduire tout ce qui a un volume, même petit, à l'intérieur de sa tête, de son ventre ou de ses intestins ou autres à partir d'un orifice ouvert tel que la bouche ou le nez, même si ce sont de petites particules, ou à partir des orifices inférieurs, antérieur ou postérieur et ce, depuis l'aube jusqu'au coucher. Celui qui mange ou boit par oubli, même en quantité et même durant le jeûne surérogatoire, n'a pas rompu son jeûne.Ramadan.jpg
par Frere musulman publié dans : Les 5 piliers de l'Islam
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Vendredi 29 juin 2007

La profession de foi
La profession de foi (chahada) désigne la déclaration en arabe " 'Ach-hadou 'al-la 'ilaha 'illallah, wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadar-Raçouloullah". Il faut donc témoigner "qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu".
La shahâda est le pilier le plus important de l'Islam, ça consiste a prononcer avec conviction le témoignage.
Toute personne désireuse de se convertir à l’islam doit simplement prononcer cette formule, avec conviction.
"Ach hadou an la ilaha illa Allah wa ach hadou anna Muhammadan rassoulo Allah"
(Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah et que Muhammad est son messager.)
ou si vous avez du mal à prononcer Muhammadan dites alors "Abou l-Qâsim".

La récitation de la Shahâda se fait soit seul entre toi et Allah soubhana wa t^ala, à la mosquée, soit devant des fréres ou des soeurs... Elle fait rentrer dans la communauté musulmane.

Celui ou celle, qui prononce la Shahâda en s'abstenant d'accomplir les autres obligations religieuses, celui qui ne croit pas au caractère obligatoire des cinq prières, de la zakat, du jeûne du mois de Ramadhân, de l’accomplissement du pèlerinage à la Maison sacrée; celui qui ne tient pas compte de ce qu’Allâh et Son messager ont interdit en actes de débauche, d’injustice, de polythéisme et de mensonge, celui-là devient un infidèle auquel on doit demander de se repentir.
par Frere musulman publié dans : Les 5 piliers de l'Islam
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