Partager l'article ! La mort dans l'islam: Les musulmans qui sont sur le point de mourir récitent la shahada : « II n'y a de Dieu qu'Allah, et Mahomet est son prophète. ...
Le rite funéraire consiste à jeter de la terre sur le cercueil, tandis que les personnes présentes récitent cet extrait du Coran: «De la terre, nous vous avons créé; en elle nous vous ramènerons, et d'elle nous vous ferons sortir une fois encore».
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Dieu seul sait quand aura lieu la résurrection des morts.
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Les cimetières musulmans témoignent de cette vision dépouillée de la mort. Elle couche tous les hommes dans la même terre, le riche et le pauvre aussi démunis devant Allah. Il n'y a que dans les villes où les puissants se font parfois bâtir des mausolées, dérogeant ainsi à la loi coranique de la simplicité. Ailleurs, les cimetières sont nus. Aucun mur d'enceinte, aucun monument commémôratif à prétention artistique ou sentimentale... Les tombes tranchent à peine sur le désert. Isolées ou groupées, elles ne sont que des repères anonymes, marqués de pierres qui orientent le corps vers La Mecque; Parfois, les dalles funéraires portent des calligraphies raffinées. Le plus souvent, elles indiquent seulement l'appartenance sexuelle du mort : une meule à grains, pour une femme, un turban stylisé pour un homme. Au fur et à mesure des ans, les tertres se nivellent, jusqu'à se confondre avec l'espace caillouteux, ne portant plus sur le paysage qu'une trace arasée, légère, à peine le renflement d'un mort très ancien...
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Les cimetières sont souvent situés à proximité d'une mosquée, d'un ou plusieurs tombeaux ou cénotaphes afin de « demeurer dans la mouvance de la baraka », c'est-à-dire de l'influx bienfaisant qui émane des saints. Les femmes aiment à s'y retrouver. Elles déposent sur les dalles de menues offrandes qui concrétisent leur passage : un peu d'eau fraîche dans une poterie pour abreuver l'âme du mort qui erre à la recherche de son éternité, quelques dattes, des pièces de monnaie... Les pauvres les ramasseront. Leurs louanges sont bénéfiques pour le mort, elles seront comptées au nombre de ses mérites. L'usage de jeter des pierres est très répandu. Il y va d'un geste de conjuration pour lutter contre la contagion de la mort et chasser les revenants, les « djinns ». Mais ces amoncellements prennent un autre sens quand on les appelle « menzeh ». On les élève sur les tombes de ceux dont la mort éveille la pitié... |
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